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Qu’est-ce que le commerce équitable ?

FINE, un regroupement des principales fédérations internationales et européennes de commerce équitable (dont l’EFTA - European Fair Trade Association), définit le commerce équitable comme suit:


« Le commerce équitable est un partenariat commercial, basé sur le dialogue, la transparence et le respect, qui vise plus d’équité dans le commerce international. Le commerce équitable contribue au développement durable en proposant de meilleures conditions commerciales aux producteurs marginalisés, essentiellement dans les pays du Sud, et en sécurisant leurs droits. »


Le commerce équitable fait echo à l'article 23 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme : « Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine. »


Cette notion est née au début des années 1960.  Le commerce équitable garantit au producteur un tarif de vente minimal, au prix d'un surcoût volontairement accepté par le consommateur. Son slogan est : « Fair trade, not aid » (« un commerce juste, pas de l'assistanat »).

 


Qu’est-ce que le commerce éthique ?

Le commerce éthique est le commerce dont toute la chaîne de production est respectueuse dans son travail et ses méthodes de production - respectueuse des employés et de l'environnement, tant socio-économique que naturel.


La notion est donc aussi applicable aux productions des pays industrialisés, où le commerce devient responsable, lorsqu'il est fait par des entreprises et des artisans respectueux de leur environnement, et de la qualité de leurs produits, là où le commerce équitable concerne essentiellement les rapports commerciaux Nord-Sud.


Le commerce éthique met également l’accent sur la responsabilité sociale des entreprises, notamment des entreprises du Nord. Le commerce éthique vise à faire respecter des conditions sociales et environnementales minimales, basées sur les normes internationales reconnues, comme celles de l’Organisation Internationale du Travail pour ce qui est des droits des salariés (salaires minimaux, droit d’association, etc.), et à encourager le progrès social pour les travailleurs de ces entreprises.

 

 

Qu’est-ce que le développement durable ?

Le « développement durable » est, selon la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement (Commission Brundtland), « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de " besoins ", et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. »


L’environnement est en effet apparu à partir des années 70 comme un patrimoine essentiel à transmettre aux générations futures.  Au « Sommet de la Terre », à Rio de Janeiro en 1992, la définition Brundtland, axée prioritairement sur la préservation de l'environnement et la consommation prudente des ressources naturelles non renouvelables, sera modifiée par la définition des « trois piliers » qui doivent être conciliés dans une perspective de développement durable : le progrès économique, la justice sociale et la préservation de l'environnement.

 

  • Economique :

Performance financière « classique », mais aussi capacité à contribuer au développement économique de la zone d'implantation de l'entreprise et à celui de tous échelons.

 

  • Social :

Conséquence sociales de l'activité de l'entreprise au niveau de tous ces échelons : employés (conditions de travail, niveau de rémunération,...), fournisseurs, clients, communautés locales et société en général.

 

  • Environnement :

Compatibilité entre l'activité de l'entreprise et le maintien des écosystèmes. Il comprend une analyse des impacts de l'entreprise et de ses produits en termes de consommation de ressources, production de déchets, émissions polluantes...


Antoine de Saint-Exupéry : « Nous n’héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants ».

 

 

Quelle est la contribution du commerce éthique et du commerce équitable au développement durable ?

Le commerce éthique et le commerce équitable contribuent, avec d’autres initiatives complémentaires comme l’économie solidaire et la finance solidaire, à la définition d’une économie au service de l’être humain dans le respect de l’environnement.

 

La conception généralement reconnue du développement durable repose sur la convergence des objectifs sociaux, environnementaux et économiques. Selon le principe 1 de la déclaration de Rio : "les être humains sont au centre des préoccupations relatives au développement durable. Ils ont droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature". C’est dire qu’un développement durable ne peut pas reposer sur des relations injustes, pas plus que des relations équitables ne peuvent reposer sur un développement ne respectant pas l’environnement et les droits des générations futures. Concrètement, le commerce éthique et le commerce équitable contribuent aux objectifs du développement durable par au moins trois aspects fondamentaux :

 

  • 1- Leur action vise à une meilleure intégration des coûts environnementaux et sociaux de la production. S’opposant au dumping social, ils offrent au consommateur individuel ou collectif la possibilité de prendre en compte ces dimensions pendant l’acte d’achat.

 

  • 2- Les relations établies, notamment dans le cas du commerce équitable, reposent sur de véritables partenariats entre producteurs et consommateurs. Ces partenariats garantissent le respect des critères d’équité, la fiabilité de l’information, ainsi qu’une véritable traçabilité et transparence sur les conditions sociales et souvent environnementales de production.
  • 3- La régulation des relations commerciales par la prise en compte de la dimension éthique (qui recouvre notamment les conditions sociales de production) et de la durabilité. Reposant sur un acte conscient des consommateurs, les relations établies sont souvent plus durables. Grâce aux conditions qu’elles garantissent aux salariés et/ou producteurs, ces pratiques peuvent devenir de véritables outils pour un développement durable des territoires.