Avant de créer Noah’s Ark, Samuel Masih travaillait déjà dans le commerce des objets artisanaux. Lorsqu’il découvrit que son collègue prélevait une commission sur les artisans à chaque commande, il décida de créer sa propre entreprise sur des bases éthiques. Depuis, Noah’s Ark s’attache à entretenir de bonnes relations avec ses artisans, convaincu aussi qu’à long terme, la qualité des produits en sera améliorée. Samuel Masih : « Nous aidons les artisans à changer de vie en les encourageant à devenir autonomes. Nous travaillons avec des gens de différentes castes. J'appartiens moi-même à une famille très pauvre et je n'aurais jamais pu penser m'occuper un jour d'une œuvre aussi importante».
Un travail de qualité
Noah’s Ark a été récompensé en 1999 par le prix « Bharat Jyoti » remis par le gouvernement. Ce prix prestigieux est décerné pour des actions menées pour le développement du pays. Aujourd’hui, Noah’s Ark travaille avec 33 ateliers, ce qui représente environ 280 artisans. Noah’s Ark est membre d’IFAT.
Les artisans et leurs produits : Ziauddin
Ziauddin vient d’une famille de mécaniciens de Nagina. C’est en regardant l’un de ses amis artisans exercer son art qu’il a appris la sculpture sur bois. Depuis 26 ans, il n’a cessé de développer ses talents. Il sait aussi réaliser l’incrustation sur bois, un art particulièrement répandu dans la région autour de Moradabad. Mais, exploité par son ancien patron, Ziauddin a voulu se sortir de la pauvreté. C’est pourquoi il y a quelques années, il a contacté Samuel Masih de Noah’s Ark. Cette nouvelle collaboration lui a permis d’ouvrir un atelier à son compte. Ziauddin fabrique les boîtes à CD, les dominos, les plumiers et quelques-uns des plateaux commercialisés par Artisanat SEL.