Le siège de l’association est à Chiang Maï, la ville principale de la province du nord. Un magasin sur place permet d’écouler 25% de la production locale, tandis que 20% sont envoyés à Bangkok. Le reste est exporté à des associations comme Artisanat SEL. Thaï Tribal Crafts est membre d'IFAT.
Les activités économiques sont rares en milieu rural et vivre de l’artisanat représente une alternative efficace au trafic d’opium ainsi qu’à l’exode des jeunes filles vers les villes où les réseaux de prostitution sont très actifs. Pour aller plus loin dans la prévention de la prostitution, Thaï Tribal Crafts a monté un centre de formation à Chiang Maï. Par la vente de leur artisanat, ces tribus du nord de la Thaïlande peuvent ainsi vivre dignement, sans avoir à s’exiler en ville et tout en préservant leur identité culturelle.
Les artisans et leurs produits : Nawphaw Dawna
Nawphaw Dawna habite dans un village du nord-ouest de la Thaïlande, près de la Birmanie. Cette femme d’origine Karen raconte son histoire presque typique: « Mon mari, dépendant de l’opium et alcoolique à la fois, est mort il y a deux ans et j’ai dû faire face aux besoins de la famille. Nous n’avions pas de terre et le tissage a été ma seule source de revenus.»
Thaï Tribal Crafts travaille dans le nord du pays au sein de plusieurs minorités ethniques (Lahu, Yao, Meo, Lisu, Karen et Akha) dont certaines ont fui la Birmanie ou la Chine il y a plusieurs générations. L’artisanat représente une source importante de revenu et est également un moyen pour ces tribus de préserver leur savoir-faire traditionnel. Beaucoup vivent d’une agriculture de subsistance sur le reste des terres qui n’a pas été repris par le gouvernement.